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Étudiantes et précaires.

Conditions de femmes


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Génération Y, précaire ?!

Sujet tabou mais pourtant triste réalité accentuée par la crise. La précarité n'a pas d'origine !


Sur 2,2 millions d'étudiants en France, 100 000 vivraient en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 650 € par mois. 225 000 seraient en grande difficulté financière. Les associations caritatives déclarent aider de plus en plus de jeunes en situation de précarité en terme d'alimentation, d'accès au soin ou de logement. Cela ne s'arrange pas avec les baisses des allocations de 5€.

C'est une question de survie économique et surtout de droit. Le droit d'apprendre en toute quiétude et de mettre toutes les chances de son côté, pour tous les étudiants, peu importe leur catégorie sociale. Au final, le budget moyen d'un étudiant est compris entre 500 et 1000 euros, voire plus pour les mois de la rentrée, en septembre et octobre. Ces dépenses ont augmenté de 23% depuis cinq ans. Pour se financer, de nombreux étudiants comptent sur les "jobs" ou les bourses.  Aujourd'hui, cela n'est pas suffisant, crise oblige !

Envahie par les charges.

 Face à des charges de plus en plus lourdes, certaines étudiantes perdent pied et tombent dans la précarité.  Une précarité qui peut s'avérer dangereuse quelques fois: certaines se prostituent ou dorment à la rue, d'autres trouvent le courage et la force de demander de l'’aide. Pourtant, dans les universités et les écoles,  des acteurs sont là pour leur tendre la main.  Ces étudiantes doivent donc éviter de s'isoler pour réussir à s'en sortir.

Les difficultés

 Même si elle ne perçoit pas de salaire, l'étudiante a de nombreuses charges. Mais cela se conjugue aussi au masculin...

  • Loyer : il faut débourser 471 euros en moyenne pour un studio à Lille  et 650 euros selon enquête du site location-etudiant.fr, et entre 150 et 300 euros en résidence étudiante.  La pénurie de logements en résidence universitaire oblige de nombreux étudiants à se loger dans le privé, et par ce biais, accentue leur précarité.
  • Nourriture
  • Frais d'inscription : entre 180 et 300 euros pour l'université mais beaucoup plus dans les grandes écoles.
  • Fournitures
  • Transports 

  • Et la santé ?

La précarité induit l'absence  de mutuelle et donc de soin alors que la santé est un élément essentiel dans la réussite de l'étudiant. L'enjeu de l'aide aux étudiants précaires est énorme : il s'agit de maintenir l'égalité des chances pour que tout le monde puisse suivre des études.

 

Que faire en cas de précarité ?

Ne pas s'isoler : même si c'est difficile, en parler au service  vie étudiante de l'école ou de l'université,  au CROUS,  aux organismes d'aide. Il faut agir rapidement pour éviter d'aggraver sa situation.

Les aides pour pallier à l'urgence.

Service vie étudiante de l'université ou de l'école : certaines établissements mettent en place des fonds destinés aux étudiants en difficulté ou mettent en place des paniers repas.

Fonds National d'Aide d'Urgence du CROUS : il peut être sollicité à tout moment de l'année. 

Associations caritatives : le Secours Populaire a monté des antennes dans certaines universités. Ces antennes proposent de l'aide alimentaire,  mais aussi de l'écoute, de la médiation sociale... 

Le piège de l'université à double vitesse

Alors que les directions d'université affichent l'ouverture sur le monde. On observe une tendance à refuser l'accès des campus à des précaires: interdiction de s'inscrire sans le bac (comme si quelqu'un qui n'avait pas le bac était incapable de comprendre un cours d'université), quasi-impossibilité d'être inscrit à la fac quand on touche une allocation chômage ou le RSA, impossibilité de bénéficier d'un statut d'auditeur libre à un tarif modique, frais d'inscription exorbitants pour les cursus longs, plafonnement d'âge pour l'accès aux bourses...

Alors que nous vivons dans une société de la formation continue, où la limite entre études et travail est de plus en plus floue; les universités, au lieu de se  développer comme secteur public et accessible à tous ; de production et de transmission des savoirs, tend à régresser vers une fermeture sur soi qui s'apparente à n'importe quelle entreprise privée. 

Il faut défendre l'idée d'une université débarrassée de critères de nationalité, de classe et de statut qui restreignent son accès.

"Espérons que l'université restera un lieu où tous ceux qui veulent y étudier et travailler pourront inventer ensemble, sur un même pied d'égalité."

 
02/03/2011 - 10:30 par Leslie Carombo

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