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Prostitution et immigration.

Conditions de femmes


Précarité du statut de la femme.

La prostitution est-elle exponentielle à l’immigration ? L’immigration sauvage, non contrôlée est-elle une cause de la prostitution ?


En ces temps troublés, l’immigration- alibi politique par excellence- est un sujet tabou. La migration des femmes pour fuir un pays, un régime politique ou une situation socio-économique oppressante; fait partie intégrante du sujet sur l’immigration.

Cette immigration incontrôlée est un fléau pour le trafic d’êtres humains; et une conséquence directe de la prostitution, pour la femme. Au-delà des réflexions sur l’immigration et la prostitution, la réflexion est de savoir si cette dernière est fortement liée à une exclusion économique de la femme.

 

Les prostituées immigrées et issues de l'immigration sont-elles majoritaires en France ?

Certains détracteurs, limite racistes, parlent de la prostitution comme d’une attirance liée au statut de la femme dans les cultures orientales ou africaines. À croire que la femme européenne ou occidentale n’a pas cette culture de la prostitution due à son statut.

 

Mais de quel statut parle t’on réellement ? La femme africaine ou orientale serait-elle moins considérée dans la société que la femme occidentale ?

 

Nous invitons les détracteurs à se poser les bonnes questions sur la prostitution : les causes et conséquences de l’avenir de ces femmes dans les rues, bois ou maisons closes de grandes capitales européennes qui se côtoient,  peu importe leurs origines (orientales, africaines, asiatiques, européennes).

 

Quoi que l'on pense de la prostitution, celle-ci est vérolée par la traite des femmes et notamment par celle des femmes de l'est, vers l'ouest ou celles du sud, vers le nord.

En s'attaquant à la prostitution, on s'attaque donc à des femmes étrangères sans en avoir l'air ; car on parle de lutte contre le trafic d'êtres humains tout simplement, sans distinction d’origines. 

Tour du monde des lois contre la prostitution.

En France, la loi pour la sécurité intérieure de 2003 et la pénalisation du racolage passif vise et réprime les femmes ou les hommes s’adonnant à la prostitution de rue. Ceux-ci contraints à se replier dans les périphéries des villes, d’exercer dans des lieux chaque fois plus reculés, augmentent leur vulnérabilité par rapport aux clients et souteneurs. Les prostituées sont alors privées du suivi des associations d’aide aux prostitué(e)s et acculées à une certaine invisibilité sociale due à cette exclusion sournoise. Cette « criminalisation » affecte d’autant plus les prostituées étrangères qu’elles peuvent se voir retirer leur titre de séjour dès lors qu’elles sont passibles de poursuites pénales, pour délit de racolage.

Au Royaume-Uni, l’argumentation protectrice du gouvernement face à la prostitution est de « protéger les citoyens de l’exposition aux conduites répréhensibles au nom de l’ordre public et de la moralité. » En bref, des actions menées sous l’alibi d’arguments sécuritaires de lutte contre le crime organisé ou de menace terroriste. Rien de plus, ni de moins !

En Espagne, de nombreuses activités liées à la prostitution ont été décriminalisées par le nouveau code de 1995. La prostitution de rue, qui absorbe les étrangères supposées troubler l’ordre public, demeure la cible privilégiée des opérations policières. Les autorités locales tâchent de circonscrire les activités de prostitution dans des espaces privés, moins visibles.

En Allemagne, où la prostitution est réglementée et considérée comme une profession, les autorités locales usent de leur droit d’interdire ou d’autoriser la prostitution selon les endroits, et traquent ainsi les étrangères, en situation irrégulière.

À Chypre et en Grèce, les jeunes femmes de l’Est, recrutées comme danseuses ou artistes sont, dans leur travail, souvent contraintes à la prostitution. Activité qui leur est interdite ou rendue difficile à exercer dans un cadre légal. Ainsi la législation elle-même les rend illégales et de ce fait, invisibles.

Ces travailleuses visibles sont-elles des victimes invisibles ?

Sous le coup des récentes lois d’immigration, la visibilité des prostituées dérange et renforce les différentes formes d’exclusion. Elles subissent souvent des violences lors de leur voyage et dans leur activité, autant du fait de la prostitution qu’en tant que telle ; que du fait de la clandestinité et de la répression.

Le protocole de Palerme (article 3) sur la traite des êtres humains est très clair s'agissant de la traite en vue de la prostitution. Le consentement de la "victime" est indifférent. Car d'après ce texte, il ne saurait y avoir de prostitution libre, donc à fortiori de migration libre.   

Les migrations de certaines femmes sont quelques fois motivées par des raisons politiques, économiques ou pour échapper par exemple, au contrôle sexiste de la famille. « Force est de constater aujourd’hui, que la plupart des prostituées migrantes sont issues de grandes villes, sont diplômées, et trouvent dans la prostitution en Europe des moyens de gagner de l'argent et d'en envoyer à leur famille. » C'est très loin du cliché « pauvre fille ! » 
 

La morale, s’il y en a une, est de refuser l'absence de choix qui fait que la prostitution est l'unique possibilité d'avoir un peu d'argent ou d’améliorer la situation de la femme.

20/03/2011 - 22:45 par Leslie CAROMBO

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