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Pour vous les les hommes en général sont principalement :

Des êtres humains comme nous... avec leurs faiblesses

Des compagnons qui partagent notre vie et sur qui on peut compter

Des protecteurs en toute circonstance

Des imbéciles qui ne comprennent jamais rien

Des rigolos encore un peu enfants qu'il faut supporter

Des adversaires contre qui il faut toujours se battre

Des personnes qui méprisent les femmes et leur font mal

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L'entreprise a t'elle un sexe ?

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Les femmes en entreprise

Y a t’il une théorie du genre dans le monde du travail ? Les femmes ont-elles réellement plus de difficultés à se promouvoir en entreprise ?


Mon genre : féminin

Mes revendications dans le travail : le sexe neutre Wink ou l’égalité vraie

Mes ambitions : casser les codes et les stéréotypes

Mon rêve/ fantasme : des femmes issues de la « diversité » patronnes du CAC 40

Que de souhaits et de combats pour une femme, quand elle souhaite réussir sa carrière professionnelle. D’autant plus quand elle est « typée » ou issue de quartier difficile ou de la banlieue. Je veux dire « issue des minorités », c’est politiquement plus correct, il paraît. Enfin, ça dépend pour qui !!

Je ne suis ni dans les larmoiements, ni dans les stéréotypes. Je suis une militante du quotidien. On me targue même de féministe. Et alors !

Si revendiquer le droit à plus d’égalité dans la vie professionnelle des femmes est féministe; alors je suis féministe. Je suis même révolutionnaire, pour ne pas dire militante. Convaincue qu’il faut casser les codes qui briment l’ambition de la femme en général et d’autant plus pour une femme issue des minorités.

On a toutes le droit d’avoir une carrière, sans être stigmatisée de mégère, d’acariâtre, d’étrangère (suis française, monsieur !), d’opportuniste, d’assistée, de mauvaise mère, de mauvaise épouse où je ne sais quelles autres inepties d’une société patriarcale qui craint pour ses « parties » intimes.

Être ambitieuse ne retire en rien la virilité et le travail de nos chers alter égo masculins. Bien au contraire ! Alors pourquoi ne pourrait-on pas gommer le « genre » dans le monde du travail comme pour l’école même si le combat est loin d'âtre gagné.

"Vous me direz encore une controverse de plus. Et alors ?!"

 

Marre du plafond de verre

En France, les femmes vivent au quotidien la discrimination de rémunération malgré les lois en faveur de la parité en politique comme dans les entreprises. Un changement de mentalité pointe même son nez depuis quelques années. Mais il est encore trop lent.

Le plafond de verre persiste et ferme toujours autant l’accès à des postes supérieurs pour les femmes. Et dans les plus hautes sphères, rien n'a beaucoup changé. Quoiqu’un peu… concédons-le.

Certains hommes ont consenti à faire des efforts pour intégrer des femmes dans des conseils d'administration… en leur inventant une formation pour devenir administrateur. Comme si ils avaient tous eu en tant qu’homme à faire une formation d’administrateur. Notre vie de femme est faite d’administration et de gestion, et c’est nous qui devons automatiquement faire une formation ?

« Je dis oui, à condition que cette formation d’administrateur soit obligatoire, peut importe son genre. » 

Bref, le constat est bien là : parmi les plus grands patrons français, Bernard Arnault, Martin Bouygues, Carlos Ghosn, Michel Édouard Leclerc, Xavier Niel… seules 3 femmes dirigent à ce jour des entreprises du CAC40 (Isabelle Kocher, Elisabeth Badinter et Sophie Bellon). Et bien sûr, aucune femme issue de la diversité.

Marre du poids d’une éducation patriarcale

Notre société a changé, nous avons pris en compte l’égalité des sexes dans l’éducation de nos filles. Excellent ! Mais ça c’est valable dans les pays occidentaux, pour les autres pays tout est à faire pour l’égalité. Le seul bémol en Occident, c’est que nous avons juste oublié d’éduquer nos fils dans le même référentiel. Nos filles savent qu’elles doivent se battre depuis toujours pour gagner leur place dans la société, à l’école, dans les entreprises. Et nos fils pendant ce temps-là ? Ils sont toujours persuadés des devoirs qui leur incombent : être fort, ne pas pleurer, ne pas perdre et surtout travailler dur pour subvenir aux besoins de leur famille. C’est inscrit en eux, dans l’éducation et dans les fondamentaux que nous leur transmettons. Cela est encore plus flagrant dans les pays de l’hémisphère Sud. Pourtant, il faut que cela change en Occident comme dans les pays du Sud.

Marre des discriminations au travail

Les femmes subissent encore des questions absurdes pendant les entretiens d’embauche, mais aussi lors de leurs promotions internes. Alors pourquoi tous ces problèmes persistent-ils ? Ces difficultés d’acceptation, ces différences salariales, ces difficultés à intégrer les conseils d’administration ?

Notre monde, celui de l’entreprise, marche sur la tête. Si les femmes dirigeantes sont aujourd’hui acceptées en Occident, elles doivent pourtant « toujours faire plus pour mériter un peu, voire beaucoup moins ».

Heureusement, les générations se suivent et ne se ressemblent pas. Ce message s’adresse alors aux hommes : « vous devez comprendre, devez apprendre à être différents de vos ‘pères’ pour communiquer et manager différemment. Vos entreprises et vos conseils d’administration ne pourront que gagner en performance, en justice et en humanité quand les hommes seront des femmes comme les autres. » Mais comme le disait si bien Molière « le chemin est long, du projet à la chose ». Et force est de constater que le chemin qui reste à parcourir est encore ardu.  

 

Vive le management au féminin

Estampillé de plus efficace, le management au féminin commence à avoir le vent en poupe.

La question qui fâche est de savoir pourquoi les femmes sont-elles aujourd’hui d’aussi bonnes dirigeantes que les hommes ? J’ajouterai même « parfois meilleures que les hommes » ? Parce que depuis quelques décennies, les femmes ont repris le chemin des responsabilités en étant elles-mêmes. Et force est de constater que ce fameux « management au féminin » est très bénéfique dans le monde de l’entreprise.

Les femmes ont apporté une autre vision, une autre façon de réfléchir, de manager, de penser l’avenir… On découvre avec leur management une capacité à convaincre, à gérer les crises différemment, à travailler en pensant à autrui.

Les dirigeantes qui réussissent parlent souvent de l’émotion et de l’humanité qu’elles ont apporté qui a optimisé le travail de leurs équipes. Etre femme et dirigeante à la fois, c’est d’avoir la capacité de se remettre en question, de ne pas avoir de certitudes et de garder une écoute bienveillante, non misérabiliste. Ces femmes savent assumer les conséquences une fois les décisions prises et mais aussi ne pas se réserver personnellement les lauriers. Elles ont plus l’esprit d’équipe en règle général. 

               

Le management féminin dans le monde 

Il existe bien un management typiquement féminin, dont les actes et les comportements sont directement liés à l’éducation, aux coutumes et mœurs des femmes dirigeantes. Et qui se traduit par une propension à la collaboration et à la participation, tout particulièrement propices à l’innovation, la créativité, la performance et l’engagement sociétal. Elles maintiennent en général une vie plus équilibrée que les hommes.

Les réseaux de femmes entrepreneures ou dirigeantes permet de démocratiser et de promouvoir le management féminin dans le monde.

Force est de constater que quelques femmes de la diversité s’illustrent en tant que dirigeantes de grandes sociétés dans le monde : Indra Nooyi, PDG du groupe Pepsi-Co, Arundhati Bhattacharya, présidente de la State bank of India, Sri Mulyani Indrawati ex-ministre des Finances et directrice générale en charge des opérations à la Banque mondiale (Indonésie), Loretta Lynch, ministre de la justice (USA), Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de la Banque mondiale (Nigéria).     

En Afrique, selon un rapport de McKinsey 5 % de femmes sont directrices exécutives. Et que 15 % d’entre elles occupent des places au sein des conseils d’administration.

C’est mieux qu’en Asie (4 % et 10 %) et qu’en Amérique latine (2 % et 6 %). L’Europe (3 % et 18 %) fait mieux pour les conseils d’administration mais moins bien pour les directrices exécutives, et les États-Unis (5 % et 17 %) sont devant. Certains pays africains présentent des contingents de hauts cadres féminins beaucoup plus étoffés que d’autres… Il suffit d’ailleurs de constater quelles femmes ont contribué à l’étude pour voir que les Nigérianes y occupent les avant-postes : Amina Oyagbola, à la tête des RH chez MTN Nigeria, Arunma Oteh, trésorière et vice-présidente de la Banque mondiale, ou encore Bola Adesola, qui dirige Standard Chartered Bank Of Nigeria. Et on est fières et admiratives de ces femmes si méconnues dans le Monde. (Isabel Dos Santos, investisseuse angolaise)

                          

Le management de demain, le management au féminin

Etre femme et dirigeante à la fois, c’est une version assumée mais aussi LA définition même du manager : réflexion, écoute, soutien, persévérance, affirmation. Etre femme et dirigeante à la fois, c’est mettre en œuvre son « cerveau total » : raison, communication, vision, émotion, affirmation, prudence.

La femme est donc le manager de demain dans le monde même si la rédaction aurait préféré dire la manager d’aujourd’hui et de demain.

 

Mais patience !!

16/11/2016 - 19:44 par Leslie CAROMBO

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