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Discrimination au travail et racisme ordinaire.

Emploi


Raciste, moi, jamais ?!!

Fléau de la société, le racisme se décline sous toutes les formes. Focus sur un phénomène récurrent au travail et dans la vie quotidienne.


Le racisme au quotidien ou racisme ordinaire se retrouve dans la vie privée mais aussi au travail. De multiples tests à l'embauche ont montré les difficultés rencontrées par des personnes dont le patronyme, la couleur de peau, l'origine géographique, la religion, renvoient à une altérité.

La discrimination disparaît-elle une fois la personne entrée dans l'entreprise ? Comment vit-on avec un racisme invisible, caractérisé et décomplexé ?

D’après l’étude de l’OIT et la HALDE, intitulée « Baromètre de la perception des discriminations au travail », 96% des salariés considèrent que la lutte contre les discriminations au travail est un enjeu important ; 31%  estiment avoir déjà été victimes de discriminations au travail. Pour ceux qui n’en ont pas été victimes, 28% pensent qu’ils le seront un jour.

39% des victimes de discrimination en font état à leur hiérarchie et 29% se tournent vers les représentants du personnel. Toutefois, 34% de ces victimes disent garder le silence et être sans arrêt sous pression. Un rapport qui en dit long sur le racisme intrinsèque de la société qui envahit les mentalités de façon insidieuse et qui amplifie les discriminations au travail mais aussi dans la vie quotidienne.

Français de couleur, immigrés…qui sont les discriminés ?

Les jeunes issus de l'immigration ou français descendants d’immigrés ou Français d’origine ou de type immigré, sont trop souvent rejetés par les systèmes de formation professionnelle, par les sociétés d'intérim et par les recruteurs. Tout cela est invisible. Malheureusement, volontairement ou pas, seules quelques rares statistiques révèlent le phénomène.

Le lot des jeunes issus de l'immigration- l’excellence pour des postes et salaires subalternes- Ceci est d’autant plus récurrent chez les femmes de la diversité, habitant dans les dites « cités » et/ou de configuration musulmane.

Pourtant l'article 13 du traité d'Amsterdam condamne « toute discrimination fondée sur la race ou l'origine ethnique, la religion ou les croyances (...)».

La difficulté suprême : la preuve.

 

Le droit français, au nom du principe de présomption d’innocence, fait peser sur la personne discriminée, la charge de la preuve. Ce qui revient, sauf rares exceptions, à le priver de toute possibilité de saisir les tribunaux. Car rapporter la preuve de l’intention discriminatoire s’apparente à une mission impossible. Dépassée, la loi nationale place les victimes dans une douloureuse impasse juridique.

Le chargé du recrutement n’est pas obligatoirement raciste, mais il anticipe sur le racisme supposé de sa clientèle ou des partenaires commerciaux de l’entreprise. Pour éviter tout risque d’une baisse des ventes consécutives à l’embauche d’une personne typée, il ne donne aucune suite aux candidatures portant un nom arabe ou africain.

Les chiffres ?

Ils n’existent pas ou peu.

Les statistiques sont aveugles : elles ne prennent pas en compte le critère de l’origine ethnique. D’où l’incapacité des sociologues à mesurer précisément les ravages de la discrimination raciale.

Au-delà du travail, la discrimination et en filigrane le racisme, continuent à se déployer dans tous les domaines de la vie quotidienne : attribution des logements, accès à la formation et à l’emploi, organisation de la vie scolaire, accueil dans les discothèques ou les restaurants...

C’est en plébiscitant ce style décomplexé, dû à des personnes du monde politique et médiatique, que le racisme ordinaire est véhiculé, voire amplifié.

Des associations, comme Les Indivisibles, par le biais de l’humour (Ya bon awards), dénoncent et se battent pour élever les débats sur le racisme ordinaire et quotidien. D’autres, comme SOS racisme militent pour changer les mentalités. Des organisations comme la Halde ( qui disparaît, paix est son âme !), le MRAP ou OIT, mettent le doigt sur les problèmes liés au racisme, par le biais de rapports.

Le but commun est d’expliquer, dénoncer et décortiquer les leviers qui interagissent sur ce phénomène exponentiel en France. Parce que l’immobilisme  des personnes discriminées ou qui subissent les discriminations sous quelques formes qu’elle soient (travail, école, quotidien, etc), conduira à donner une légitimité aux revendications communautaristes, à stigmatiser tel ou tel. Et surtout « à monter des personnes et des communautés entre elles. »

INFOS

Pour pousser votre réflexion, quelques conditions endémiques du racisme au travail, à visionner. Très représentative du racisme ordinaire au travail et dans la société. Des courts métrages sur la vie quotidienne des personnes issues de la diversité.

http://latetedelemploi.onf.ca/

 

Organismes de lutte contre les discriminations et le racisme

Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme

http://www.licra.org/

 

SOS racisme

http://www.sos-racisme.org/

 

MRAP mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples

http://www.mrap.fr/

Expliquer le racisme

http://www.aidh.org/Racisme/expliqu_rac_1.htm

Discrimination et Racisme

10/06/2011 - 21:09 par Leslie CAROMBO

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