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Portrait de Carole da Silva fondatrice de l'AFIP.

Métiers de femme


Une femme qui fait de l’intégration professionnelle son cheval de bataille.

Découvrez une femme d'origine béninoise qui oeuvre pour l'intégration professionnelle depuis plus de dix ans.


Fondatrice et présidente de l’AFIP (association pour favoriser l’insertion professionnelle), Carole da Silva, d’origine béninoise, mère de deux enfants de 10 ans et 15 mois, a une grande capacité de travail. Elle concilie sa vie de mère, de femme et de présidente d’association avec brio et  détermination pour changer la vision du monde de l’entreprise et de l’emploi, et lutte activement pour les minorités visibles.

Parcours

Elle fit ses études et obtint un DU de recherche de financement et de fond européen à l’Université Bordeaux 3, puis un DESS en ingénierie de développement local et d’intégration en Europe et en ingénierie de projet et d’aménagement du territoire.

Sa première expérience professionnelle fut dans le cabinet de Xavier Emmanuelli, ancien secrétaire d’état à l’action humanitaire. Elle travailla sur le dossier de loi anti-mendicité. Sur Paris, elle travailla à la Mairie de Mantes la jolie, comme adjointe à la vie associative. Puis, à la Mairie de Neuilly Plaisance, comme chargé de mission du projet de ville.

C’est en 2002 que Carole da Siva décida de créer l’AFIP qui avait pour mission de départ d’œuvrer pour l’intégration professionnelle des jeunes diplômés noirs de France. Mais en devenant jeune maman, Carole da Silva fit prendre une autre dimension à l’AFIP, « je voulais que mon fils ne soit pas confronté aux mêmes difficultés de discrimination ou d’absence d’égalité des chances que beaucoup de jeunes diplômés aujourd’hui… »

Cette femme engagée fait de l’intégration professionnelle son cheval de bataille et cela peu importe les origines. Son objectif : faciliter l’accès à l’emploi des jeunes diplômés issus des minorités visibles ou des quartiers populaires.

Une fondatrice ambitieuse

Carole da Silva et son équipe, très active au sein de L’AFIP, ont fait grandir l’association. Elle est reconnue depuis plusieurs années par les institutions, les grandes entreprises, la Ville de Paris, la Région Ile de France…

« On a une vraie reconnaissance des politiques publics sur l’accompagnement des publics cadres, issus de la diversité et en matière de lutte contre les discriminations… »

Les objectifs de l’AFIP

Notre association se positionne sur deux publics : candidats et entreprises. Pour les candidats, nous avons mis en place un arsenal qui démarre par le suivi individualisé et la mise à disposition d’un réseau de parrainage, avec un partenariat des anciens d’HEC (230 parrains actifs). Nous avons mis en place des ateliers faits par des experts (viadéo, entreprenariat, outils et techniques recherche emploi, relooking). Nous mettons tous les éléments en œuvre pour contribuer à la réussite des candidats dans l’entreprise.

L’AFIP en chiffres.

L’association a 3000 candidats par an avec un accompagnement de 300 personnes uniquement, par souci de qualité. Nous recherchons la motivation des candidats qui sont à 66% de femmes et  34% d’hommes. Nous avons 40% de taux de réussite (CDI, CDD) et 6% en création d’activité. « L’AFIP n’œuvre pas que dans l’accompagnement à l’emploi mais est active également dans le débat sociétal. »

La communication de l’AFIP.

« C’est le point faible de l’AFIP » nous informe Carole da Silva. « On a tendance à beaucoup travailler et à moins communiquer. La plupart des candidats qui viennent nous voir se fait plus par cooptation mais nous souhaitons élargir nos possibilités, en terme de communication. »

Carole da Silva  nous montre son positionnement face à des sujets à polémique concernant l’emploi.

Que pensez vous du CV anonyme ?

« Je n’ai jamais été pour. Je trouve le dispositif obsolète. Je pense que cela renforce les discriminations auprès des personnes issues de l’immigration. En voulant bien faire on peut aussi très mal faire, et cela en est la preuve. »

Êtes-vous d’accord avec la politique actuelle et la charte de la diversité ?

« Bien-sûr ! Puisque je suis un membre du comité d’orientation de la charte. Claude Bébéar a été visionnaire en lançant cet outil puisqu’il permet de mettre cette problématique au coeur des préoccupations des entreprises. Mais ce n’est pas un produit miracle. En revanche, je trouve que c’est important de ne pas lâcher la pression, il faut beaucoup de temps pour que les mentalités évoluent Mais cela reste un sujet de société. Sujet encore plus complexe quand on parle des origines. Mais cela ne doit pas être considéré systématiquement comme du racisme. Parce que je rappelle qu’on peut très bien être raciste et ne pas être discriminant, on peut très bien être discriminant et ne pas être raciste comme on peut être les deux. Dès qu’on parle d’origines, on amalgame souvent cela à du racisme. Ce qui n’est pas le cas, la discrimination est avant tout une pratique. »

Une des doctrines de Carole da Silva «à chaque jour suffit sa peine.»

AFIP Tour Essor 93

14 rue Scandicci

93500 Pantin

acceuil@afip-asso.org

Tél 01 48 96 27 30 – 09 81 39 16 75

Fax 09 81 38 52 74


20/04/2011 - 17:18

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