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Hapsatou SY : « serial entrepreneuse ! »

Métiers de femme


Hapsatou Sy

Femme visionnaire et ambitieuse…

Derrière un visage doux et un corps frêle se cache une femme au caractère bien trempé et à l’ambition certaine. Découvrez les différentes facettes d’Hapsatou SY…


Elle est belle et foisonne de projets professionnels. Derrière ce visage mutin et volontaire, cette jolie Peul de 31 ans démonte les codes de la beauté et de l’entreprenariat en France. Elle partage avec nous ses secrets de beauté et bien plus encore…Mais qu’est ce qui fait courir Hapsatou SY ?

Originaire de Mauritanie et du Sénégal, quel est votre  attachement à l’Afrique au delà de celui de vos origines parentales ? Je m’y sens autant chez moi qu’en France où je suis née. Quand j’y suis retournée en 1999, j’ai eu l’impression de rentrer à la maison. C’était une sensation très particulière. Au delà de la terre de mes parents,  j’ai grandit en parlant le Peul et baigné dans cette culture. Je mange africain. Je m’y sens aussi bien qu’en France.

Vous êtes une belle femme. Donnez nous vos petits secrets de beauté. Mon nouveau métier fait que je ne dors pas beaucoup. Pour éviter d’avoir les traits trop tirés, j’hydrate énormément ma peau. J’utilise l’eau micellaire de Taaj dont je suis totalement fan. Pour le visage, je mets le Fluide matifiant de Nuhanciam, en base de maquillage, il est extraordinaire !

Le Lait Taaj hydrate et apaise mon corps grâce à ses huiles essentielles. Je suis accro de cette gamme, d’ailleurs je l’ai mise dans mes magasins. Pour le maquillage, je l’aime plutôt naturel.

Quant aux capillaires, ce sont mes produits que j’utilise avec les compléments alimentaires Soif de toi et À bout de force qui compense mon alimentation peu équilibrée (la « junk food » est souvent mon quotidien) et mes brushing et coiffage incessants dus à mes activités. Je teste également ma nouvelle gamme capillaire nourrissante et hydratante qui sortira bientôt et l’applique à tout va en labo avant sa sortie.

Avez vous échangez plus jeune, avec des femmes de votre famille, des rituels de beauté ancestraux et lesquels ?

Le rituel incontournable est de se mettre de la crème  hydratante tous les jours de la tête au pied. C’est un rituel quotidien et  indispensable.

Mon autre rituel me vient de ma mère mauritanienne. Là bas, les femmes font des gommages particuliers avec du sable mélangé à de la poudre de riz. Ce sable particulier rend la peau magnifiquement douce et veloutée. Quand on touche la peau de ma maman, on se dit oh la la, je veux une peau aussi douce et soyeuse !

En terme de rituels de beauté vous vous inspirez de rituels du continent africain. Si oui, desquels ? De part mes origines mauritanienne, beaucoup de rituels de beauté de ma grand-mère et de ma mère viennent du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne : Karité , Rassoul, Savon noir…C’est clair que je m’inspirerai de ces rituels dans ma prochaine gamme de « skin care » car ils sont très efficaces.

Vous allez donc créer des rituels issus du continent, voire ouvrir des centres de beauté Hapastou Sy (Ethnicia) sur le continent africain.

La première ouverture est prévue à Luanda (Angola) d’ici la fin d’année normalement. J’espère ouvrir très vite d’autres centres ailleurs en Afrique car je sais à quel point les femmes africaines sont coquettes.

Vos futurs centres en Afrique seront-ils les mêmes qu’en Occident ou allez vous les adapter et comment ?

Ce seront des centres similaires. Ils auront la même qualité de service et de produits pour les clientes mais là où je vais adapter un peu, c’est en intégrant quelques marques locales qui viendront, pourquoi pas par la suite, conquérir l’Europe…

C’est quoi pour vous la beauté et quel regard vous poser sur les beautés africaines qui sont devenues très tendance aujourd’hui ? Pour moi la beauté appartient à chacun, il y a plutôt des beautés et non UNE beauté. On nous impose souvent des diktats de beauté qui ne sont pas forcément les nôtres, qui ne sont pas forcément ceux qu’on apprécie. J’estime que chacun  a le droit de se sentir beau ou belle dans le regard de l’autre. La beauté est avant tout de dégager quelque chose de fort de l’intérieur et que cela se reflète à l’extérieur. Je trouve une femme beaucoup plus belle quand elle assume ce qu’elle est, peu importe son apparence physique et surtout lorsqu’elle dégage quelque chose d’hyper-positif. C’est en cela que certaines femmes sont attirantes bien plus que leur apparence physique.

Et les beautés africaines plus spécifiquement? Pour moi, la beauté africaine c’est la femme pulpeuse, qui a des formes, que j’aimerai bien avoir (rires). C’est une beauté colorée qui aime porter des couleurs dans ses bijoux, son make-up, ses habits…

La femme africaine et l’Afrique en général sont inspirants. Regardez l’émergence des tissus wax et autres qui inspire la mode, le design et autre. On a souvent dit que c’est l’Afrique qui s’inspire du Monde. Mais non,  c’est le reste du monde qui s’inspire de l’Afrique !

Vous ne vous êtes pas encore lasser du monde de la beauté à moins que l’on ne s’en lasse jamais !!! On ne s’en lasse pas. Les consommateurs sont tellement à la page qu’on est obligé de créer en permanence. On n’a pas d’autres choix que d’inventer et chercher en permanence. Je préfère çà, plus que de bosser dans l’informatique. 

Pourquoi un lancement de centre à Luanda (Angola) ? C’était une opportunité. J’ai rencontré un entrepreneur aguerri qui avait les moyens de se lancer. Malgré les gens qui ont voulu m’en dissuader au début ; j’ai été voir le pays, j’ai eu un vrai coup de cœur… De plus, l’Angola a une croissance à 2 chiffres, c’est un pays avec un avenir considérable. La date d’ouverture du centre est prévue d’ici la fin d’année. Mais bien évidemment, j’ai des projets d’ouverture dans d’autres pays du continent.

Peut-on dire de vous que vous êtes « une serial entrepreneuse » ou une femme hyperactive  ou un peu des 2? Un peu de 2. (Rires) Je suis autant l’un que l’autre.

Pourquoi l’audiovisuel depuis 2011 avec « l’inventeur 2012 » et maintenant sur direct 8  « le grand 8 » ? La lassitude de la beauté, la soif de challenge ou l’envie de relever de nouveaux défis ?  Un mix de tout çà sauf la lassitude de la beauté. L’audiovisuel, je suis tombée dedans. On m’y a presque poussée. J’avais ma boite, mon business, on est venu me chercher et j’ai dit pourquoi pas ! 

En France à la différence des USA qui trouve génial de faire pleins de choses dans sa vie, on trouve bizarre d’être polyvalent et de toucher à beaucoup de choses. Mais la vie est tellement courte !

« C’est comme si on me disait que je pouvais goûter le Nutella mais pas la confiture de fraise. C’est impossible ! »

Au delà d’un parcours atypique, d’une femme issue des minorités visibles comme on dit… Comment percevez vous aujourd’hui le regard des hommes et des femmes sur votre réussite et  sur vos innombrables projets ? Il y a forcément certains regards négatifs mais de ceux là, je m’en fiche. Ce qui m’intéresse c’est le regard des jeunes sur mon parcours ...  

On m’a expliqué que tout ce que je faisais n’était pas possible lorsque j’étais plus jeune. Alors que pour moi, l’impossible est possible. Je veux que ces jeunes se disent : « elle l’a fait, donc je peux le faire aussi… Lancer ma boite et décider de mon avenir. »

Croyez vous en l’avenir entreprenarial des femmes en Afrique ? L’Afrique, c’est l’avenir. C’est un demain très proche ! J’ai reçu il y a quelques temps à l’ENA des femmes entrepreneurs venues d’Afrique. Et croyez moi, il y a beaucoup de femmes entrepreneurs. Elles ont toujours été des entrepreneurs avec l’économie solidaire, les « Tontines » qui existent depuis des décennies en Afrique. Je crois en la femme pour l’avenir de l’Afrique. J’ai des projets forts car je souhaite développer massivement mon concept et mes produits sur le continent.

Je pense que tous ceux qui ne regarderont pas l’Afrique seront ceux qui resteront derrière demain. Je crois en l’avenir de la femme entrepreneur en Afrique.

Quel message vous souhaitez transmettre aux femmes qui voient en vous un modèle de réussite, d’espoir et de rêve ; notamment les femmes du continent africain ou leurs descendantes ? Je leur dirait : « Il faut croire en soi ». Vous n’avez rien à perdre.  

On a tout à gagner à entreprendre (changer sa vie, apprendre beaucoup de choses). Et même si on vit des échecs dans l’entreprenariat ; et c’est aussi le quotidien de l’entrepreneur… A côté des réussites et de ce qu’on apprend, c’est juste rien.  Je suis pour l’encouragement de  l’entreprenariat et surtout celui des femmes parce que çà manque de femmes. Venez mesdames !!

 

www.hapsatousy.com

18 centres France et Suisse

Ouverture Centre Luanda (Angola) décembre 2012

 

02/12/2012 - 16:56 par Leslie Carombo

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