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Entraide et solidarité : une question de cultures ?

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Solidaires... Pour quoi faire ?

La solidarité est-elle un vain mot pour se donner bonne conscience ou une réalité difficile à réaliser en ces temps difficiles ?


Des actes, des paroles et des pensées positives pour espérer que la solidarité soit, ou devienne un fait, par la force des choses.

Qui ne s’est posé la question de savoir si tel ou tel réagit mal à l’autre, par jalousie, par ignorance, par envie ou par pur égoïsme. Comment comprendre les réactions d’autrui sans mettre en exergue son histoire et donc sa philosophie. Une fois que les actes sont posés, comment les définir ? Est-ce une question de survie, de principe ou d’actes posés inconsciemment…

Les actes solidaires sont-ils dus à la culture de chacun, à son vécu, à son statut social, ses finances ou à sa personnalité intrinsèque ? A moins qu’ils ne soient que de simples réactions à certaines situations ? L’interprétation à donner à ses actes est alors inhérente à la personnalité de chacun ; sans mettre en porte-à-faux une histoire de cultures, de sexe, de religion, de statut social ou d’ethnicité. 

On entend souvent dire que les Juifs, les arabes, les asiatiques, les indiens sont solidaires et que chez les Noirs (incluant caribéens et africains), cette solidarité est inexistante. On l’entend même très souvent  des concernés ! La culture ou l’histoire de la diaspora aurait-elle un impact inconscient sur son degré d’entraide et de solidarité ?  Cette solidarité que l’on voit ou que l’on croit  observer  plus chez les autres, est-elle une réalité immuable ? En quelles circonstances les uns et les autres sont solidaires ? Pour le travail ou les affaires, pour  la famille, l’amitié ou pour l’amour. Ou est-ce une utopie de croire en la solidarité tout simplement ?

Au travail/ En affaire

Du sérieux, de l’organisation dans les taches et des rôles prédéfinis pour chacun. Au travail, comme en affaire, les maîtres-mot : sérieux et professionnalisme. Dès que les affaires avancent, tout va ! Mais tout peut se compliquer lorsque l’argent rentre, voire abonde. La situation peut-être la même lorsque les affaires ne marchent pas ou plus, comme les protagonistes l’avaient espéré. On  découvre alors les personnalités. Tout peut se détruire, sans qu’aucun ne se remette en question sur le périclitage de l’ambiance, du travail et de l’objectif final. Un poste envié, une affaire qui commence à bien marcher, ou des objectifs divergents… et  les personnalités se révèlent.

Dans certaines populations ce type de comportements, bien qu’existants, restent  minimes voire mieux maîtrisé. Alors que dans la diaspora noire, ils sont monnaie courante (même si des exceptions existent : tantine, micro-finance, etc). Ce sont d’ailleurs souvent des actions solidaires initiées par des femmes ; ceci explique cela ?!

Chez les Juifs, on prête pour gagner avec intérêt ; à condition d’avoir un projet qui plaise (famille ou pas). Chez les arabes et les asiatiques, il faut y inclure la famille, ce qui peut occasionner des dissensions ; quoique moins véhémentes chez les asiatiques. Les indiens sont dans l’avancée tranquille et discrète surtout (toujours dans le respect de la hiérarchie et du travail bien fait). Les occidentaux conseillent, dirigent, ouvrent leur réseau, à condition d’y faire ses preuves. On est alors dans l’entraide pragmatique, ou l’esprit gagnant-gagnant ; ce qui n’est pas plus mal.

La diaspora noire est dans l’émotivité, l’envie, le court terme, ce qui occasionne de belles émulations, mais aussi beaucoup de problèmes (jalousie, complexes de supériorité, coups bas….).

Des solutions : mixer les équipes de travail, mélanger les personnalités et les cultures et y inclure plus de femmes qui apporteraient plus  d’écoute, d’entraide, de pragmatisme et de consensualité.

En famille

Les rôles s’inversent, quoique !! La diaspora noire serait plus solidaire. Une solidarité toute relative, car il y a l’envahissement de la famille, avec des codifications particulières qui peuvent entrainer des situations révoltantes (droit d’aînesse, éducation fille/garçon…), notamment pour les enfants nés et formatés dans un système occidental. Des codifications qui restent omniprésentes voire frustrantes pour les femmes issues souvent des pays du Sud.

 Les asiatiques, indiens, arabes, caribéens, et africains sont considérés comme plus solidaires en famille que les occidentaux. Mais ce type de solidarité, toute relative, faite de principes immuables, entraine parfois des problèmes familiaux inextricables dus aux tabous (reniement familial, violence, fugue…). Les occidentaux ne sont pas exemptes de problèmes familiaux ; mais il est vrai qu’ils ont tendance à mener la politique du « débrouille toi seul, et apprends la vie ». Ce qui peut occasionner des situations alarmantes dans des familles, certaines fois. Mais cela peut être également une vraie bénédiction : « apprendre en se débrouillant seul et non être assisté toute sa vie, ça m’a servi. L’assistanat peut devenir vite une plaie chez les africains ! » (Edith, 25 ans, Cameroun).

 Par contre,  les occidentaux  ont souvent tendance à abandonner leurs aînés, ce qui est inconcevable pour les cultures du Sud. Mais les temps changent et la société évolue vers un égocentrisme exacerbé, même chez les populations ou entraide, est le maître-mot. « On voit de plus en plus de SDF noirs alors qu’il y a encore 10 ans on n’en voyait rarement. On sent l’abandon de la famille, ce qui  était inconcevable avant » (Maryse, 52 ans, Guadeloupe)

Conseil : Tirer parti des qualités de chaque culture familiale et en bannir les pires défauts. Ne pas annihiler ses origines, sans se laisser envahir par elles. Rester maître de ses principes et positions mais garder en tête que la famille reste un socle ou un tremplin. A vous de choisir.

En amitié

A croire que la diaspora noire fonctionne dans l’émotivité et l’impulsivité, les populations arabes ne sont pas exemptes de cette impulsivité et de cette véhémence. Là aussi, on y rencontre des relations très fortes qui se terminent avec fracas. Oublié l’entraide quand l’amitié se termine ou lorsque les rancoeurs s’installent, au détriment de la dite amitié. Est-ce dû à l’histoire de ces populations ? Chacun devra y apporter une réflexion et une réponse personnelle. Les autres populations sont-elles plus dans la discrétion ou maîtrisent t’elles mieux leur émotivité ? Ou est-ce encore une question de préjugés ?

A méditer : pour tous, la solidarité amicale reste un phénomène relatif et devient plus un problème de personnalités que de cultures. Encore faut-il croire en l’amitié !

En amour

Chacun vit et ressent l’amour différemment. Il y aurait autant de solidarité amoureuse que d’amours. La solidarité en amour est, là aussi toute relative ; à la hauteur de l’intensité des sentiments de chaque protagoniste. Mais elle reflète surtout  la personnalité et le vécu de chacun.

Si vous souhaitez vivre et ressentir en vous et chez les autres, entraide et solidarité, apprenez à l’être, sans rien attendre en retour. Vous risquez d’être surpris du retour ! Et si ce n’est pas le cas, appréciez les moments furtifs d’entraide et de solidarité que vous vivrez forcément par petites touches dans votre vie, sans en demander plus. Et cela peu importe votre culture, votre histoire et votre personnalité.

 

« Ne pas oublier qu’on ne se fait pas uniquement seul, mais aussi avec les autres. » 

27/09/2011 - 22:12 par Leslie Carombo

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