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Dossier : Choisir sa mort (I).

Nos différences


SGCP-Décolonisons les imaginaires

La mort des musulmans en France : le droit du sous-sol.

Avoir le droit de choisir son lieu de mort comme son lieu de vie, un problème d’actualité pour le 3ème âge musulman et leurs descendants.


Yamina Benguigui, adjointe au Maire de Paris en charge des droits de l’Homme et de la lutte contre les discriminations invite à une réflexion sur le droit de choisir son lieu de mort, lorsque après plusieurs générations, des hommes et des femmes, ont un profond attachement et enracinement à leur pays de naissance et leurs parents pour leur pays d’accueil. La 3ème édition (3 novembre 2011) de « Décolonisons les imaginaires » a débattu sur l’enjeu des carrés musulmans pour la France avec comme thématique « quand la terre des morts enracine les vivants ».

Lors de ce colloque différents sujets ont été abordés :

-       L’histoire des musulmans de France (politique, économie, social)

-       L’Islam et la laïcité en France : identité et impact générationnel (religion)

-       Le droit et la discrimination face à la mort (Europe/ France)

-       L’Approche culturelle de l’Islam en France 

-       Les solutions  (informations et actions, politique et citoyenneté)

 

Différentes questions ont suscité des réflexions sur la mort d’un proche : "est-ce une question de mœurs ou de culture dans la société moderne, est-ce un problème étranger à la France ou non,  comment sont pris en charge les morts qui souhaitent être rapatrié dans leurs pays d’origine, comment sont traités les morts qui souhaitent être enterré en France ?"  Au delà de ses réflexions, on y a parlé de recueil, de rupture générationnelle face à la mort, de double culture, d’approche identitaire et d’actions faites dans différentes communes...

Autant de questions que d’approches personnelles sur le choix de sa mort et de son lieu de culte, selon sa foi.

Des experts ont donné des solutions et des témoignages pour que la cohabitation des vivants et des morts se fasse avec respect et dignité, sans impact négatif ou biaisé sur la laïcité (droit fondamental en France). Droit qui n’a d’ailleurs jamais été remis en cause par tous les experts et témoins de ce colloque. 

Plusieurs constats ont été mis en avant sur le déni de la société française face au vieillissement de l’immigration, sur le dilemme des descendants faisant partie entière de la société moderne française, sur les attentes des musulmans face au devoir de mémoire et de responsabilité collective mais aussi sur le droit au recueil et au choix du lieu de recueil- droit fondamental pour tous les citoyens, peu importe leur confession religieuse-.

Comme disait un témoin : « mes racines sont là où sont tombés mes fruits… là où sont mes enfants ».

Aujourd’hui, il sagit  de révéler et combattre les inégalités face à la mort qui commence souvent dès la célébration des obsèques pour les musulmans comme pour d’autres confessions religieuses, d’apprendre à respecter  les singularités de chacun sans entraver la laïcité ou  le droit et les lois du pays d’accueil et de pouvoir choisir son lieu de mort et celui du recueil pour l’entourage.

07/11/2011 - 14:33 par Leslie Carombo

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