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CHIRURGIE ESTHÉTIQUE CHEZ LES ADOLESCENTES

Tabous


Phénomène de société ou remède miracle au mal-être ?

Depuis quelques années, les ados dont les parents ont les moyens (et qui le permettent) ont recours à la chirurgie esthétique. Examinez sa demande : crise d'adolescence passagère ? Réelle disgrâce qui la dépare ? Caprice ?


Si le « défaut » est futile ou imaginaire. Il ne faut pas en attendre des miracles, le résultat peut être décevant, et une opération n'est pas toujours la bonne réponse à un mal-être. La chirurgie esthétique est devenue pour eux un geste naturel, faisant partie de leur pensée. Il y a dix ans, au même âge, la question ne se posait même pas. Période de transformation. À 11 ans, 54 % des adolescentes désirent changer d'apparence, et à 15 ans, elles sont plus de 75 %. Elles désirent surtout moins de rondeurs ! Quant aux garçons, 38 % désirent changer d'apparence vers 11 ans et 43 % vers 15 ans, mais en voulant plus de muscles. Et ce n'est pas le même combat. Il y a une grande différence physiologique, difficilement acceptée par les filles : entre 10 et 15 ans, une fille va prendre 15 kilos environ, avec autant de masse grasse que maigre. C'est le moment où l'on constitue sa personnalité. C'est une période de fragilisation, de recherche de limites, de transformations corporelles non contrôlables. Dans les moments où l'on n'a plus de repères, où l'on semble perdu dans la vie, le corps va souvent apparaître comme un lieu dont on pense pouvoir prendre facilement le contrôle.

Les demandes les plus fréquentes concernent les oreilles décollées, le nez (rhinoplastie pour bosse), les seins (demande d'augmentation ou de réduction, gynécomastie chez l'homme), la silhouette (liposuccion des rondeurs...).

Que faire si votre ado insiste pour une opération ?

- Réaliser une bonne évaluation psychologique, en multipliant les consultations préopératoires, sans prendre de décision rapide:

 Il faut surtout bien comprendre le fondement de la demande et ce qu'il y a derrière cette envie de changement.

Les adolescents fonctionnent beaucoup avec le mode de « pensée magique ». Par exemple, la liposuccion, c'est merveilleux; les prothèses mammaires c'est fantastique.

- Lorsque la personnalité a bien été évaluée et que les problèmes psychologiques ou psychiatriques ont été écartés sans rapport avec la disgrâce physique, il faut savoir reconnaître la souffrance qui est secondaire à cette disgrâce.

Droit

Pour un acte de chirurgie classique chez un mineur, légalement, seule l'autorisation d'un des deux parents suffit. Pour un acte de chirurgie esthétique, l'autorisation écrite des 2 parents s'impose et est obligatoire.

De plus, il faut que l'intervention soit bien intégrée dans la cellule familiale et chez les proches.

Le rôle du chirurgien 

Un chirurgien sérieux entendra la souffrance derrière la demande. Il expliquera les possibilités, les inconvénients, les limites de l'intervention et conseillera plusieurs consultations psychologiques avant d’envisager une quelconque intervention.

Avis du psychologue.

Cécile Defrance (psychologue comportementaliste) : « L'adolescence est le moment où ils vont essayer le plus de supprimer le temps et de jouer sur le temps pour obtenir leur « désirata ». C'est justement la période où les adultes doivent leur donner des limites, leur imposer des délais. Ne pas être dans l'urgence, surtout pour un acte chirurgical, mais écouter, prendre en compte leur demande. Il faut que l'intervention soit intégrée dans la cellule familiale et chez les proches. Après l'opération, le jeune se sentira différent et souvent, s'il ne peut pas en parler, il déprimera, même si tout a bien réussi. Il désire que la différence soit reconnue et acceptée. D'où l'importance du temps de réflexion avant toute intervention. Cela ne doit pas être fait sur un coup de tête. »

L'importance d'un travail sur l'estime de soi, la confiance... Après, il sera temps de voir si l'opération est maintenue, reportée ou annulée. Il faut surtout bien comprendre le fondement de la demande et ce qu'il y a derrière cette envie de changement, en y associant les proches. 

Mais ce phénomène concerne guère les femmes noires ou maghrébines, mais il tend à s'inverser.

02/03/2011 - 10:28 par Leslie Carombo

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